Vous êtes Wwoof?

 

Le wwoof qu’est ce que c’est?

Wwoof veut dire World Wide Opportunities on Organic Farms. On peut dire wwoof ou wwoofing, cela reste un réseau mondial auquel on s’inscrit pour avoir une liste de fermes, biologiques à la base. Le principe est de travailler dans une de ces fermes et en échange on est nourri et logé.

Une expérience…

L’expérience wwoof est avant tout une expérience où les notions d’échanges et de partage sont vraiment très centrales. Pour notre part, nous avons été accueillis chaleureusement par Sandy, le chef de la famille Zarek qui nous recevait en Slovénie. Je commençais à rouiller et un peu d’exercice physique allait me faire le plus grand bien. Et là du coup, on s’est reconnecté avec la nature : se lever avec le soleil, vivre avec les vivants, dormir avec les dormants dans la forêt de Slovénie, se reposer un peu l’esprit… Mon programme : charger la remorque, décharger la remorque près des cultures, couper l’herbe pour faire du foin, couper du bois pour le feu.

Un échange et une reconnexion avec la nature

L’agriculture biologique requiert beaucoup de travail comme l’arrachage des mauvaises herbes, indispensable quand on se passe d’herbicides. Mais ce que le wwoof permet surtout, c’est de transformer ce travail en échange humain. Pendant que je coupais l’herbe ou que je chargeais la remorque, Sandy était toujours là, prêt à me montrer comment faire, mais aussi à discuter. Cependant discuter pendant qu’on effectue la même tâche, c’est différent et puis, le travail manuel repose l’esprit, on vit alors au rythme de nos mains, de nos jambes et rien d’autre.

Imaginer l’avenir en s’inspirant du le passé

L’écologie n’était pas un retour en arrière.  Le wwoof ou le volontariat, nous ramène à des notions d’hospitalité, de partage, des valeurs en somme très anciennes. L’éco-construction renoue avec certaine des méthodes de conservation de la chaleur datant de l’antiquité : les grecs construisaient des maisons dont les murs épais enduit de chaux garantissait une température idéale toute l’année. La biodiversité, elle, est un patrimoine, un héritage très ancien…

Pour envisager l’avenir il faut se connecter au passé.

Progrès et bonheur

L’homme a inventé plein d’outils permettant de lui faciliter la vie. Pourtant aujourd’hui, beaucoup d’entre nous ont à peine le temps de vivre. L’économie nous a t’elle réduit à des forçats du travail, des forçats de la consommation? L’écologie en tout cas, par définition est lié au rythme et au fonctionnement de la nature, pas de négociation possible.

Revenons au bio, qu’en penser?

Je ne pourrais jamais dire à quelqu’un de consommer bio. Tout simplement parce que c’est cher. Hier, j’étais à la caisse d’une grande surface et un couple de retraités étonné du prix d’un concombre bio (1€), ont décidé de sans passer : le fait qu’il soit bio ne les a pas assez convaincu, pour 1€ on peut avoir 3 concombres issus de l’agriculture conventionnelle! En outre les légumes parce qu’ils sont bio n’ont pas forcément un meilleur goût.

Le prix, ne réserverait t’il pas le bio à une certaine classe de la population?

Pas forcément, c’est aussi une question de choix de vie. Mais si c’était le cas, il est à noté que ce sont toujours les classes les plus élevées qui dessinent les standards de société de demain. Alors espérons que petit à petit, le bio soit plus abordable.

Alors où est le bénéfice?

Il est de réduire notre empreinte sur l’environnement et sur nous même. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès (1989). Sans aller jusque là, il est légitime de se demander quel impact peut avoir sur notre santé la consommation à long terme, d’aliments exposés aux herbicides, aux pesticides. Surtout que du point de vue de la biodiversité ce sont surtout les espèces en sommets de chaîne qui sont touchées.

Il y a une réelle nécessité de développer une agriculture moins intensive et plus écologiquement productive.

L’érosion des sols de culture

Un autre problème, peu connu et sur lequel j’ai travaillé à l’INRA est l’érosion des sols. Peu connu car cela sort des clichés sur l’écologie. Voir le dossier sur l’érosion des sols.

Pour en savoir plus :

Le site officiel du Wwoof

Le site officiel du Wwoof

capture wwoof france

Wwoof France

Philippe F. NAI



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