La Ligne verte de Chypre

Vue sur la ligne verte

Depuis 30 ans, Chypre est divisée en deux : au Sud, l’officielle et désormais européenne République de Chypre ; au Nord, la République turque de Chypre Nord, reconnue par la seule Turquie. En 1974, l’armée turque est intervenue dans le Nord de l’île pour protéger la minorité turque, à la suite d’un coup d’État nationaliste soutenu par le régime grec.

Au bord de l’extinction avant la création de la zone tampon, la population de mouflon à Chypre a aujourd’hui atteint 3000 individus grâce à un écosystème auxquel l’homme n’a plus accès. Cette zone démilitarisée est devenu par définition une réserve naturelle. Qu’est ce que ça veut dire?

Juste que la planète se passe très bien de nous.

 

Une fine bande de terre sépare la partie turque et la partie grecque

Il s’agit alors, non pas de « sauver la planète » mais de nous permettre à nous les êtres humains de vivre dans un monde qui nous soit agréable et où foisonne la diversité du vivant, la diversité des cultures, un environnement qui ne nous soit pas nocif physiquement et qui puissent l’épanouir intellectuellement.

3000 c’est un chiffre d’espoir mais on reste dans le rouge : le mouflon reste une espèce menacée. Petit à petit cette espèce emblématique ainsi que d’autres espèces ont pu retrouver un habitat non soumis au stress causé par l’homme.

La première cause de perte de biodiversité est la dégradation des habitats par l’homme.

Derrière les barbelés la vie (Crédit photo : Alexandra Novosseloff)

En fait, quand on veut conserver, revaloriser un habitat, on recourt aux espèces emblématiques (ici le mouflon), qui sont caractéristiques de cet habitat. Les mesures visant à l’amélioration d’un habitat profitent aussi aux autres habitants de l’habitat. Ce sont aussi des espèces médiatiques, autour desquels il est souvent plus facile de communiquer, pensez au panda de WWF. Iris Charalambidou, spécialiste de l’avifaune nous a aussi donné un livret sur la biodiversité symbole du travail conjoint entre grecque et turcque. (ci dessous)

 

Quand je lui ai demandé si elle trouvait que ce projet était un symbole de réconciliation des peuples autour de la nature, elle me répondit de manière très simple « Non, pas particulièrement mais cela démontre que l’homme s’est toujours accordé autour de passions communes, ça peut être autour de la culture où ici de la biodiversité, c’est pour cela qu’il faut que nous, scientifiques, continuons à sensibiliser les gens pour qu’ils réalisent qu’à Chypre, ils ont ce patrimoine unique et commun ».

S’il y a bien une initiative dans l’émission qui illustre cette aspect « duplicable » c’est bien l’initiative de Chypre: « Cette idée nous vient de Bosnie, nous l’avons appliquée avec succès ici et elle est appliquable en Corée où il existe une zone tampon« . Souligne Nicolas Jarraud. nng_images.php

Retrouver le reportage ici

 

Restons ZEN et POSITIF!

Philippe F. NAI