Dossier déchets partie 1

Les déchets informatiques, que faire?

Dépôt sauvage dans Paris

Dépôt sauvage dans Paris

Il y a 20 ans, posséder un ordinateur chez soi était un luxe. Aujourd’hui il est devenu de plus en plus courant d’avoir non pas un mais plusieurs ordinateurs au sein d’un foyer.  Or le matériel informatique, plus que tout autre produit électronique est en première ligne face à l’obsolescence.

Incompatibilités, performances insuffisantes, bugs logiciels… L’industrie informatique et électronique, au delà des questions de « progrès », règle comme un métronome, la durée de vie du parc du « hightech ». Pour lutter contre la saturation du marché, les innovations se font de concert et au compte-goutte afin de susciter une consommation, nécessaire pour faire tourner l’économie. J’en profite pour vous faire découvrir, si ce n’est déjà le cas, « The Story of Stuff » sorti en 2007 qui expose tout ça plus en détails.

Si les révolutions technologiques se font en fanfare, elles mettent la sourdine quand il s’agit du recyclage… Chaque année, ce que l’on appelle les DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) représente plus de 15 millions de tonnes par an en Europe. La directive européenne du 13 février 2003 WEEE (Waste Electrical and Electronic Equipment) – en français DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) – prévoit notamment la gestion et le traitement de ces déchets.  Elle a été transposée en droit français par le décret du 20 juillet 2005. En 2006 l’écotaxe a été créée pour financer la collecte, recyclage ou valorisation des DEEE, elle est touchée par les municipalités qui doivent soutenir le tri sélectif.

Cependant, il est encore difficile en 2010 de donner à recycler ces déchets très polluants car il est dit nulle part où le particulier peut se présenter. La facilité avec laquelle on peut acheter et la difficulté de faire recycler démontre le déséquilibre profond qu’il existe dans les sociétés de consommation. Parallèlement, il est aujourd’hui moins cher d’acheter du neuf que de faire réparer.

Le contrat de confiance

Contrairement à d’autres magasins qui impliquent l’achat de matériel neuf, Darty se propose de récupérer gratuitement aussi bien votre vieil électro-ménager que vos composants informatiques (qu’ils fonctionnent ou pas d’ailleurs). Présentez-vous tout simplement au service après vente. D’ailleurs j’ai testé pour vous : pas de questions, pas de formulaires, pas besoin de chercher une déchetterie. Si l’ordinateur, le magnétoscope ou les cassettes vidéos sont encore en état de fonctionnement voir même en légère panne, il est possible de les donner à la déchetterie Emmaüs la plus proche.

Sinon c’est plus compliqué, il faut se rendre au centre de recyclage de sa ville. Attention, il est impératif de se rendre au centre dédié  à sa ville et non au centre le plus proche sous peine de se faire jeter!

D’autres idées? Faites circuler!

2 réponses à to “Dossier déchets partie 1”

  • Yohan A. says:

    Article interessant. Malheuresement, il n’y a pas non plus beaucoup de transparence sur la façon dont Darty recycle les produits (voir le Syndrome du titanic, de N. Hulot)
    J’aurais 2 suggestions, 2 autres idées pour faire face aux déchets.
    First, privilégier les magasins d’occasions, trop souvent méconnu, ils donnent une seconde vie à des appareils qui, même s’ils ne sont pas « dernier cris », sont en parfait état de marche, et peuvent parfaitement subvenir à nos besoins.

    Secundo, se démarquer de cette mentalité très répendue qui voudrais nous faire croire que nous avons besoins de tout ceci. Une réflexion pour ce que ça interesse, est celle d’Henry David Thoreau, sur le besoin matériel entre autre « en générale on s’inquiete plus d’avoir des vetements à la mode que d’avoir une conscience solide » pionier de l’écologie et contemporain de Darwin, Thoreau prend à contre pied la société américaine et l’industrie au milieu du 19ème siècle, toujours valable au 2ième voir pire…
    L’industrie, la société et la publicité nous invente ces besoins…

    • admin says:

      Merci pour le commentaire.
      L’objet l’article était surtout de donner des pistes permettant à chacun de faire sa part. Maintenant cela me rappelle une discussion que j’ai eu avec Haidar el Ali, directeur de l’Océanium. Elle concerne une situation qui peut être la même que la nôtre mais à plus large échelle sachant qu’elle concerne tous les déchets et tout un pays. Au Sénégal, les poubelles publics se comptent sur les doigts d’une main et beaucoup de gens jettent les déchets dans la nature. Cependant ici, l’enjeu est de responsabiliser les gens : il y a un service de propreté, bien qu’insuffisant, et déposer
      sa poubelle dans les lieu destiné à cet effet, c’est faire sa part. Après cela permet aussi de responsabiliser les services de récupération. On fait notre part. Après c’est leur responsabilité.

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