Réflexion : l'après Copenhague

fricIl n’y a pas que les gaz à effet de serre qui nous étouffe, chaque jour, un monolith d’informations nous tombe dessus. Il faut produire : produire des voitures, des vêtements, des produits bio et leur équivalents non bio, produire des services, produire de l’information avec son lot de greenwashing, beaucoup et très vite ; ce qui à la longue fini par produire de l’éphémère et du stress.

Est ce qu’on s’y prend de la bonne manière?

Car pour le coup l’ »écologie » est devenue à la mode. Ce que j’ai remarqué, c’est que le cliché écolo qui verdoient en dégoute plus d’un. Je n’aime pas trop ce terme raccourci. Peut être qu’à la base il était pertinent et correct mais aujourd’hui il me semble délavé. Demander à un journaliste non spécialisé d’écrire rapidement un article sur l’écologie, il va consciemment ou inconsciemment se baser sur des clichés, adopter une certaine tonalité, suivant l’inertie médiatique. La structure même de certain article sont réglés comme du papier à musique, la forme limite le fond. C’est d’autant plus vrai, si on regarde de plus près, qu’on demande la plupart du temps dans les offres d’emploi des personnes qui ont une « sensibilité » pour l’environnement, rien de plus.

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De nouvelles questions

« Faut il être écolo pour se soucier de sa planète? »

Ce qui soustend une deuxième question :

« La plupart des gens ont-ils envie d’être écolos? »

Mon avis est non/non. Je ne pense pas que les peuples respectueux de la planète et de la nature étaient écolos. Imaginez : « les hommes préhistoriques étaient écolos », ça fait titre d’article tout au plus. C’est du bon sens, du respect et de l’humilité. Une humilité que l’Homme dans les sociétés modernes a perdu, troquée au mieux contre une morale bien pensante, expliquant une perte d’équilibre au niveau des vies, une perte d’équibre au niveau de la planète : tout est lié.

Le problème de la morale, c’est qu’on la fait surtout aux autres.


L’Humanité est-elle capable de devenir Adulte?

L’adolescence est une période chaotique, de grand changement, on se pose des questions, on se révolte, on se découvre… Jusqu’ici l’Humanité s’est comporté comme un enfant devant un frigo grand ouvert. Ne se souciant ni des autres enfants, avec qui elle forme la biodiversité, ni du frigo qu’elle pensait inépuisable. Au sein même de cette humanité formé par l’Homo sapiens, le partage est inégale. Imaginez un dîner pour 5 personnes où un seul des convives s’accapare 4 parts laissant les autres avec une seule part. C’est pourtant le cas.

L’Age de raison

Si en tant qu’Humanité, il y a un but, quel est il?

- faire du profit? un profit qui profiterait à qui?

- favoriser la croissance? croître comment? à quel prix?

- se développer? aux dépends de l’environnement ou aux dépends du voisin d’à côté?

Pourquoi vouloir plus de richesses si celles que l’on possèdent :

- on n’est pas capable de les percevoir en tant que telles?

- on est pas capable de mieux les partager?

Voici un discours prononcé il y a 17 ans et qui reste d’actualité. L’ironie du sort veut qu’une enfant fasse leçon à des adultes qui ne sont plus en phase avec leur discours.

« Please, make your actions reflect your words »

Avec Copenhague, la dichotomie entre les grands discours imbibés d’humanité et la réalité des actes n’a jamais été aussi observable. La distance entre les deux ne fait qu’augmenter, à croire qu’effectivement, l’univers est en expansion.

Il est temps d’un véritable débat : celui sur l’identité humaine.

Philippe F. NAI

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