Handicap Internationale : Ensemble contre les BASM !

26 septembre 2009, journée de mobilisation contre les BASM, les bombes à sous munitions, nouveaux fléaux surpuissants qui ont succédé aux mines anti-personnelles. Je jette un œil à la revue de presse en me demandant comment je vais traiter le sujet. Sur les illustrations, des photos de mines, de démineurs mais surtout, des photos d’enfants, estropiés de partout…

Des bombes et des victimes

non aux BASM

Manifestation à la Bastille : pyramide de chaussure 2009

Je me demande alors pourquoi, pourquoi des photos d’enfants? Les adultes sont-ils moins touchés? Je ne pense pas. Quels moyens faut-il trouver pour surprendre nos rétines habituées à toutes les horreurs? Comment faire comprendre au public à quel point il est injuste de construire ces bombes aveugles, ces bombes qui s’abattent comme des essaims à la rancoeur éternelle qui vont « dormir » près d’où dorment les enfants?

Comment peut-on à la construction de ces bombes, imaginer une seule seconde qu’elles puissent ne toucher que les combattants ennemis? Car il est bien là le but : tuer l’autre. Sauf qu’ici, l’autre peut être n’importe qui, n’importe quoi. Aujourd’hui, on nage dans la reconnaissance de la personne : reconnaissance vocale, biométrie mais ces bombes contemporaines sont les plus aveugles et les plus injustes qui existent, s’il tend à exister des bombes « justes »… Pourquoi emploie-t-on ces bombes alors? On me dit qu’elles ne sont pas chères et redoutablement efficaces, deux adjectifs symptomatiques de la société moderne : 500 victimes par mois, 2/3 de civils, 1/3 d’enfants.

Les BASM : bombes à sous munitions

Démineur

SHS_basm

Comment répandre la mort en 3 étapes

Pour rappel, les bombes à sous-munitions sont composées d’un conteneur (bombe, obus, missile, roquette) renfermant parfois plusieurs centaines de mini-bombes (les sous munitions) larguées par voies aériennes ou tirées par voies terrestre. Le conteneur s’ouvre dans les airs et éjecte les sous munitions qui sont sensées exploser au contact de la cible ou du sol. Malheureusement, un très grand nombre d’entre elles (5 à 40%) n’explosent pas à l’impact, se transformant de fait en mines interpersonnelles. 32 pays et territoires, comme le Laos, la Bosnie, l’Irak, l’Afghanistan ou le Liban, sont affectés par des sous-munitions non explosées, 98 % des victimes recensées sont des civils. Dans les 9 pays les plus pollués, au moins 440 millions de sous-munitions ont été dispersées. Elles polluent les territoires bombardés et menacent les populations après la fin des conflits, sur de très larges surfaces pouvant atteindre plusieurs centaines d’hectares. Au moindre contact, elles mutilent, brûlent grièvement ou tuent.

Les victimes ne peuvent pas attendre

Lesvictimesnepeuventpas attendre

Aujourd’hui, l’Handicap Internationale appelle chaque gouvernement à signer le texte du Traité adopté à Dublin, visant à l’interdiction de la fabrication, de l’utilisation et du transfert des bombes à sous-munitions, ainsi que la destruction des stocks existants. Handicap International demande l’adoption d’une politique nationale exemplaire.

Handicap International demande à chaque gouvernement:

– De signer et de ratifier sans délais le traité d’interdiction des BASM. – d’oeuvrer à ce que les pays non signataires s’engagent à rejoindre le Traité (entre autres les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde, le Pakistan et Israël) ; – De mobiliser les moyens nécessaires pour contribuer à l’assistance aux victimes et à la protection des populations civiles menacées par des sous-munitions non explosées.

Si à ce jour, 104 États dont la France ont signé le traité, seulement 26 pays ont ratifié le Traité d’interdiction des BASM (bombes à sous-munitions) or l’entrée en vigueur du traité d’interdiction des BASM ne pourra survenir que six mois après la 30ème ratification. L’enjeu est de taille : pousser les États signataires du traité à le ratifier et à tenir leurs engagements afin de dépolluer les 32 pays affectés par les sous-munitions et de dégager les moyens nécessaires pour soutenir les victimes qui ne peuvent pas attendre !

Pétition

Pour signer la pétition c’est ici :
P. NAI

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