Chapitre 6 : Into the Wild

Direction l'île aux oiseaux

Des escadrilles sauvages

La biodiversité, je la vois et je la sens, elle m’entoure, elle me pique, elle me refile des boutons, elle me survole en escadrille comme les majestueuses cigognes de la vieille Ziguinchor qui survolent les soldats de l’armée nationale que l’on retrouve ça et là. Elle me réveille le matin,  elle finit mon assiette, elle sculpte le son du vent, elle chante de mille façons différentes. La biodiversité est pour moi surtout musicale. Tant qu’on ne l’entend pas, on ne la connaît pas.

Ici, ce n’est pas la nature qui fait une incursion furtive au royaume des humains mais des villages insérés dans la nature. Cette sensation d’habiter une planète n’a jamais été aussi forte que grâce à ce ciel immense caché par aucune construction.

Mon impression surtout est que nos citadelles stériles n’ont plus rien à offrir de ce côté que de la 2D et nos écrans plats devenus plus réalistes que la réalité n’y feront rien. La planète, ne se sensibilise pas avec des powerpoints lors d’interminables conférences, pas seulement, elle se vit, elle se transmet par des passionnés, des animateurs, des conteurs, des peintres et des musiciens. Aucune campagne du style « Vive les animaux » ne me semble bien axée, la nature n’a pas besoin d’une minorité d’amoureux, elle a besoin d’une majorité de locataires curieux, attentifs et respectueux. « Biodiversité & Humanité, nos vies sont liées » lit-on parfois,  ce point de vue est tout le problème car pour moi l’humanité fait partie de la biodiversité. Connaître les noms, le fonctionnement est intéressant mais il y a autre chose qui me lie à la nature : mon identité d’être humain.

Ci-dessous des images de l’île aux oiseaux quelque part dans les bolongs avec des espèces qui habitent la mangrove.

Philippe

Nénuphars

Crabe violoniste

 

Un fromager

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