Chapitre 25 : Singing in the Rain

Flashback

Un bébé propagule

Précédemment : Nous sommes en Casamance, c’est la saison des pluies et pourtant nous rions avec plaisir en l’écoutant tomber. Le soir, autour d’un thé  à la lueur d’une bougie. Chacun parle de sa vie, des pensées qui lui traversent l’esprit. Et pendant ces récits, on rit: On rit du mot diola mal prononcé, on rit du riz trop épicé, on rit de rire.

A burst of life

Les gens ici sont accessibles et dégagent une aura rayonnante invisible pour les yeux mais visible par le cœur. La plupart des villageois n’ont aucune crainte pour leur avenir. Quand Phil pose la question à Ndeye, jeune fille de tailleur, elle nous répond:

« Je n’ai pas peur de l’avenir car nous avons nos récoltes. » Ndeye

Cette réponse est sage et sort de la bouche d’une très jeune adolescente. Ici les enfants grandissent vite. Dès le plus jeune âge les ainés doivent s’occuper de leurs petits frères et sœurs. Les jeunes filles quant à elle s’occupent aussi des nouveaux nés. Il nous arrive souvent de les apercevoir un bébé attaché au dos.

La « pauvreté » ici est différente de la pauvreté urbaine. Les récoltes permettent aux gens de se nourrir même s’ils n’ont pas de travail alors qu’en ville, la pauvreté est plus extrême et laisse les gens sans filet. Pourtant l’illusion d’une vie meilleur en ville est bien réel. La majorité des formations professionnels proposées à l’université sont des formations de bureau : comptable, ressource humaine, informaticien, communication, management. Je regrette cependant qu’il n’y ait pas plus de métier destiner à valoriser les richesses du pays : botanistes, techniciens agricoles, techniciens dans les énergie renouvelables pour cultiver la terre et le ciel.

Le pays imaginaire

Kiki la petite sorcière

Le village où nous vivons est préservé et paisible. Les petits commerces bordent les rues. Un peu partout de petits enfants gambadent. On se croirait presque dans Peter Pan. Sauf que l’imaginaire des enfants qui permet d’avoir de la nourriture à foison est remplacé par leur joie de vivre et leur ouverture aux autres.
Dès le plus jeune âge ils se familiarisent avec la nature qui représente un terrain de jeux quotidien. Ils apprennent à se socialiser car il n’y a pas de jardins d’enfants ni de garderie ou de centre de loisirs. Pas de consoles de jeux, très peu de télévision peu de jouets. Malgré cela, ils ont le sourire en créant eux même leur jeux d’éveil et s’épanouissent par d’autres chemins.

Unchain my heart

Tout ce qu’il manque comme beaucoup de gens le disent ce sont les moyens. Il ne faut pas se méprendre : majoritairement, ils ne veulent en aucune façon être assisté. Ces moyens doivent seulement les accompagner à devenir autonome. Les Casamançais sont fiers et vivent proches de leur terre. C’est peut être Cette fierté et cette amour de la terre qui leur permettra de développer une Casamance casamançaise, autonome, et auto-suffisante. Au moment où je contemple ces arbres et cette verdure je me dis qu’ici en Casamance, il est encore possible de bien faire et de ne pas commettre les erreurs de l’occcident. Développer une Afrique en phase avec sa culture, ses attentes et ses traditions.

Les Cad ont un cycle inversés ils sont nus pendant la saison des pluies

Robert NAI

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