September 7, 5:55 pm

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Archive pour la catégorie ‘Eclairage’

Sénégal 2010- Avant départ

Chapitre zéro : Avant départ

Nous y sommes !

Le départ approche et ce qui n’était qu’une idée dans une tête encombrée devient finalement une réalité. A force d’audace, de motivation et d’envie, nous allons partir tourner notre premier documentaire. Je suis très content !
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Pour moi, chaque nouvelle aventure est aussi la fin d’une autre. En l’occurrence, mon séjour de quelques mois à Greenpeace, m’a beaucoup apporté. Porter le T-shirt vert et aller au delà du cercle des convaincus fut un défi personnel et le relever m’a fait le plus grand bien. Plus que de me faire une idée sur des enjeux environnementaux, j’ai pu surtout y forger des opinions mûries, fruits du contact quotidien avec le grand public que ce soit dans la région parisienne, dans le Vaucluse, en Provence Alpes Côtes d’Azur ou dans la Drôme.
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Partout, j’ai rencontré des gens géniaux, avec qui j’ai pu avoir de belles discussions qui m’ont inspiré une énergie nouvelle et éclairé de nouveaux sentiers. j’ai appris en tous domaines et beaucoup humainement, en particulier sur moi même. Mes quelques jours sur l’Esperanza (à ce jour, le plus grand navire de Greenpeace), resteront pour moi inoubliables ; il y a quelque chose de très beau à voir tous ces gens d’horizons si différents unis autour d’une même cause, c’est peut être cela la véritable l’énergie renouvelable.
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Donc, à tout ces gens que j’ai rencontré (et à un certain Gilles), je dédie chaleureusement cet imminent voyage.
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J’en profite pour remercier la ville de Clichy (Danielle Ripert conseillère municipale déléguée à la jeunesse, la commission du BIJ et Monsieur le Maire Gilles Catoire) et la commission « Envie d’Agir » du département des Hauts de Seine (en particulier Fatia Thella) pour les bourses qu’ils nous ont décernés et la confiance qu’ils ont eu en notre démarche.

Le voyage le voici :

Le Plan : Explorer le Sénégal à travers un voyage d’un mois et demi
La méthode : Prendre un aller simple et filmer nos rencontres, nos aventures et nos découvertes
Nos alliés : liberté, indépendance, confiance et improvisation
Objectifs : Participer à changer les regards sur l’Afrique, la jeunesse, la nature en commençant par le nôtre
Les Porteurs de Lanternes

Equipement :

« L’aventureuse », notre caméra, une sony Z5 de baroudeur qui sera nos yeux et nos oreilles.
Une petite caméra étanche pour la biodiversité marine.
Ainsi que mon reflex qui me suit dans mes aventures depuis un an déjà.

L’équipage :

Emilien Sage Vallier, un ami à l’air nonchalant avec qui j’ai effectué mes études d’écologie,
Il m’aidera à prendre les images et servira d’appui pour mes réflexions.
Sa passion : le cinéma et les singes, il a passé plusieurs mois à les étudier pour son mémoire de master
Mon frère Robert NAI, un technicien hors pair, sera notre tisseur d’images (monteur), il sera aussi derrière l’objectif de la caméra.
Je n’oublie pas Isabelle Goetz, que j’ai rencontré à Greenpeace et qui a rejoint l’équipe pour nous prêter main forte de Paris, elle travaillera à la diffusion du documentaire.
Le responsable de cette initiative? C’est moi :
Philippe Fusée NAI
28 ans, journaliste
écologue de formation, amateur de rock n’roll et occasionnellement grand idéaliste…

La route :

Nous partirons de Dakar où nous retrouverons l’association Océanium, une association incontournable de protection de l’environnement au Sénégal. Nous les suivront sur la côte en Casamance pour témoigner d’une vaste opération de reboisement qui a pour objectif la restauration de la mangrove en plantant 100 millions de palétuviers  après avoir déjà atteint 36 millions l’an passé. Une initiative qui a eu un impact très positif sur l’écosystème, la biodiversité mais aussi et surtout sur les mentalités.
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Toujours en Casamance, nous rencontrerons le GRDR, un groupe de recherche menant des projets en faveur d’un développement rural qui fait echo aux action menées par Océanium : nous suivrons leur lutte pour la réhabilitation des terres cultivables qui subissent les crues salées du fleuve.
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A Mbao, le poumon vert de Dakar, nous seront accueilli au Siège de l’Association Sénégalaise des Amis de la Nature, historiquement la doyenne des associations de défense de l’environnement dans le pays qui nous montrera ses méthodes de sensibilisation à l’environnement.
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A Mboro, nous irons à la rencontre de Pierre Khar Tine, directeur de l‘école Notre Dame qui à l’occasion d’un échange culturel a reçu les brigades vertes de Clichy (France) permettant la construction d’un puit agrémentée d’une pépinière de cinquante six plantes de variétés différentes. Ce sera l’occasion d’avoir une vision a posteriori de cette action humanitaire.
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Ensuite CAP sur Popenguine à 45 km de Dakar, nous rencontrerons un regroupement de femmes qui se sont liguées pour la réhabilitation d’une réserve naturelle. Réserve à la base site d’hivernage de passereaux paléarctiques et autres oiseaux migrateurs. L’initiative fut un succès et le mouvement des « femmes de Popenguine » s’est développé jusqu’à en faire un collectif villageois de 1173 femmes.
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Nous irons ensuite dans le Sine Saloum, région splendide au sud du Sénégal, se dégradait à cause de la surpêche. Mais les habitants, avec l’aide d’Océanium, ont changé l’avenir du delta. Une action écologique exemplaire pour la biodiversité. Nous observerons aussi la biodiversité des oiseaux au parc national des îles de la Madeleine. Ce parc permet aussi la sauvegarde d’une faune ichtyologique particulièrement abondante des fonds marins rocheux peu profonds car la pêche y est interdite.
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Puis nous aviserons parmi les différentes options pour mieux connaître le pays, les aspirations de son peuple et ses regards sur l’Europe, l’écologie, la jeunesse.
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Ce qui nous rassemble? L’envie d’apprendre et de partager. Un esprit rêveur couplé à l’amour de la réalité. Personnellement, je ne sais si l’histoire est un éternel recommencement mais j’aime l’idée de retrouver la case départ, avec tout à apprendre, c’est parti !
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Philippe Fusée NAI

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Consommation : Think Different ?

« Steve Jobs qui assurait le lancement a aussi insisté sur l’éco-conception de l’iPad. De nombreuses substances chimiques toxiques – arsenic, BFR, mercure, PVC – n’ont pas été utilisées. La machine consommerait peu d’énergie grâce à son écran OLED et elle serait hautement recyclable grâce à sa coque en alu (unibody) et son écran en verre.

Cependant, comme pour l’iPhone et certains modèles de Macbook, Apple oublie de préciser que pour atteindre une finesse de 1,3 cms d’épaisseur, la tablette utilise une batterie… soudée. Oui, vous lisez bien : soudée. Lorsque la batterie sera morte, vous pourrez donc jeter votre tablette. En, matière d’éco-conception, on a déjà vu mieux… mais pas tellement pire. »

Think Different ?

Tel est l’article intitulé « Apple se moque de nous » paru sur GreenIt et rédigé par Frédéric Bordage. Un article qui donne à réfléchir sur bien des aspects. Je n’ai pas d’intérêt particulier pour l’Ipad. Il sera seulement mon port d’attache à une réflexion au long-cours.

« Apple se moque de vous »

Se ballader avec cette appareil serait vu comment en 2010?

Pas plus que n’importe quel fabriquant d’électronique aurais-je tendance à penser. Notre système est tel que le profit est lié à la production. Production de biens, de services et d’informations, quelle qu’en soit la qualité où la pertinence d’ailleurs. Or produire c’est polluer. Maintenant quelle production est indispensable, c’est une autre question qui se pose mais qui est rarement posée. Bref, Apple doit faire du chiffre d’affaire d’une manière ou d’une autre : vente de ses terminaux, vente de services associés. C’est de ces ventes que cette entreprise automaintient son activité et assure son développement.

Ecolo/pas Ecolo

La question d’éco-conception ne doit pas faire oublier l’impact environnementale globale du produit, que ce soit à travers sa fabrication ou son fonctionnement. Dans tous les cas, l’engagement environnementale d’un constructeur doit être de garantir un fonctionnement « propre » de son produit le plus longtemps possible.

L’utilisation de tablette tactile va t’elle permettre de réduire la consommation de papier ? Rien n’est impossible, l’avènement du mp3 n’a t’il pas conduit à l’obsolescence des supports matériels? Seule une analyse des cycles de vie approfondie peut nous apporter des réponses intéressantes notamment en terme de bilan carbone.

Or l’Ipad est à peine sorti que certains voient dans la batterie non-amovible un rempart à une utilisation au long cours. Plutôt que de spéculer quant à savoir si l’Ipad est apte à être un produit écologique, ne serait-il pas intéressant de compter le nombre d’Ipod première génération sortie en 2001 encore utilisé aujourd’hui?

Un article de la Croix s'intitule IPad, iPhone, iPod : des objets nommés désir.

Quand le marketing porte ses fruits

Une assertion telle que  “Apple se moque de vous”  pose cependant une autre question : Est ce qu’au fond, nous ne nous moquons pas de nous même? Tous les ans continueront à sortir de nouveaux modèles, toujours un peu plus performant (juste ce qu’il faut). Le culte de la consommation est tel que sur Youtube, des rubriques appelées « unboxing » ont fait leur apparition depuis quelques années : sortir un produit tout neuf de sa boîte toute neuve est un évènement à immortaliser. Parallèlement, on retrouve des emballages vides dans les poubelles au sortir des Fnac. Plus que jamais consommer est devenu synonyme de plaisir instantané : on n’achète plus, on s’offre.

Les journalistes, caisses de résonnances du monde, cèdent à la tentation devant la pomme et s’excitent une semaine avant la sortie de l’Ipad : « Sept jours au cours desquels ils auraient dû cesser de se comporter comme des gamins qui n’arrivent pas à se concentrer sur leur cours de maths parce qu’ils savent que les vacances de Noël commencent dans une semaine. » (Washington Post)

Ici la vidéo de publicité de l’Ipad, là encore je ne souhaite pas faire de la publicité pour le produit et cela m’indiffère qu’il soit bon ou mauvais. Je reste cependant scotché par des phrases comme « Quand un phénomène dépasse à ce point notre entendement, il devient magique. Et c’est exactement ce qu’est l’iPad. » Ça et la manière dont, toute pupille dillatée, les concepteurs font l’éloge du produit avec un air dont on pourrait croire qu’ils viennent de voir Dieu en personne.

Sex Apple : la partie émergée de l’iceberg

Les lignes du métro parisien sont de « magnifiques » gradients quand il s’agit de classe sociale, cependant le téléphone portable n’en est pas un bon indicateur. Il est quasiment socialement primordiale d’avoir un téléphone dernier cri. En fonction de ce qui sort de nos poches, on est le roi du monde ou personne. Nos enfants grandissent dans ces atmosphères, cela commence dans les cours d’école.

Relation durable?

Pendant ce temps, le Worldwatch Institute dresse un sombre tableau pour l’avenir dans son rapport annuel intitulé “L’état du monde en 2010”.

« Le document, qui a été analysé par The Daily Telegraph, souligne que les efforts qui pourraient être faits par les différents gouvernements dans la lutte contre le changement climatique pourraient tout simplement être réduits à néant par le comportement des consommateurs – c’est-à-dire par la surconsommation, qui constitue le moteur de la croissance des sociétés industrialisées. »

Think Different…

Le but d’une entreprise est de faire briller nos yeux devant chacun de ses produits. C’est comme ça que se mesure son succès. Mais les yeux qui brillent sont-ils ceux qui voient le mieux? L’amour est aveugle et la passion n’est peut être pas le trait d’union des relations durables. Dans tous les cas, il en revient au consommateur de faire en sorte qu’un produit soit écolo ou pas. Est ce qu’il n’est pas là, finalement, le changement de mentalité à adopter?

Philippe F. NAI

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2010, Année Internationale de la Biodiversité?

L'Arbre de Vie, des oiseaux et des Shadoks

Cette année va voir bourgeonner beaucoup de discours et de définitions.  C’est une bonne chose, espérons seulement que ceux qui ont une véritable réflexion mûrie sur la biodiversité vont pouvoir se faire entendre. Espérons que les journalistes et émissaires de l’information sauront sortir des sentiers battus pour aller les trouver.

L'espoir par G. Klimt

Contrairement à Copenhague pour le climat, il va falloir que ces discours et ces définitions arrivent à trouver leur tronc commun pour s’enrichir de leurs nuances.

Quelle valeur accordons nous à la diversité?

A tout ceux qui auront à leur bouche, le mot biodiversité, qu’ils se demandent pourquoi ils en parlent et est-ce qu’ils en parlent de manière à répondre aux attentes du public : « Ça va changer quoi dans ma vie que l’on préserve des espèces? ».

A tout ceux qui tiennent les bourses, qu’ils aient conscience qu’un véritable programme de conservation exigent un financement sur le long terme.

A tout ceux qui ont les mains dans la boue, qu’ils communiquent l’importance de leurs tâches, l’importance de certaines espèces, pas assez photogéniques pour être secourues et médiatisés ou plutôt pas assez médiatisé et donc peu secourues.

Est ce que préserver la biodiversité rime à préserver un zoo géant grandeur nature?

Où est ce plus que ça?

=> Est que ce que préserver la diversité, ce n’est pas préserver, quelque part, notre identité? Après tout, l’identité n’existe t’elle pas  que parce qu’il y a de la diversité? J’ai lu quelque part « Biodiversité&Humanité, nos vies sont liées », mais peut être devrions nous changer de point de vue : l’Humanité fait partie de la Biodiversité. Théodore Monod disait : « Nous ne sommes pas les rois des animaux, nous sommes comme les autres animaux, avec des fonctions un peu particulière certes, mais des mammifères comme tous les autres. »

La mondialisation devient l’invasion d’une culture dominante au détriment des autres, notre développement nous conduit à devenir une espèce dominante au détriment des autres. L’Arche de Noé tangue et nous sommes à une période de grands remous : la peur est l’outil de la division or, plus que jamais, nous avons besoin de rassembler. Individualisme, communautarisme, anthropocentrisme sont les ennemis du bien commun  : cette culture planétaire qui nous unis tous, un patrimoine riche de diversité que l’on peut transmettre, ou pas.

Car nous avons tous en commun d’être différent, essayons de préserver au moins cela.

Philippe F. NAI

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Re-Bonne année 2010!

Parce qu’il neige et parce que je suis de bonne humeur…

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J’en profite pour saluer les visiteurs venus du Canada et de la Méditerranée!

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Du nouveau à la communauté Emmaus de Pau/Lescar

EmmausVous vous rappelez de la communauté Emmaüs où je suis passé faire un petit reportage en 2009. Et bien les choses avancent et le 29 décembre, les membres de la communauté se sont réunis pour fêter l’inauguration de la maison de Denis, que l’on à pu voir sur les Eco-constructions.

Rester connecté car il se passe toujours quelque chose dans ce village de l’espoir !

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L'Île de Pâques, un drame écologique? (1e partie)

Sans titre

Ce sujet est intéressant car il soulève des questions fondamentales d’ordre écologique et il pourrait se révéler être un aperçu de ce qui nous attend si nous continuons à exploiter notre planète comme si ses ressources étaient illimitées. De toutes les civilisations disparues, celle des anciens polynésiens de l’île de Pâques reste comme une des plus mystérieuses et isolés.

En tout juste quelques siècles, les habitants de l’Île de Pâques ont :

  • détruit leurs forêts
  • conduit leurs espèces animales et végétales à l’extinction
  • vu leur société complexe et évoluée sombrer dans le chaos et le cannibalisme

Une île mystérieuse

Moai Sunrise

L'ahu Tongariki est un des plus grands ahu, en tout cas le plus grand ahu restauré. 15 moaï sont alignés sur une plateforme qui mesure presque 150m de long et fait 4m de haut

Quand on évoque l’Île de Pâques (aussi connu sous le nom de Rapa Nui), on pense tout de suite à ces grandes statues sombres, vestige d’une glorieuse civilisation passée qui invite à un peu d’histoire…

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Rapa Nui avec une surface de seulement 160km², est la parcelle de terre habitable la plus isolé du monde : la première personne que vous trouverez en dehors de cette île est à 4000 km ! Imaginez que vous êtes à Paris et que la première âme qui vive soit au delà de Moscou !

L’île a été redécouverte tout d’abord par un navigateur Néerlandais : Jacob Roggeveen un dimanche de Pâque en 1722. Il l’a donc baptisée Paasch-Eyland (île de Pâque en néerlandais). Rapa Nui est le nom moderne de l’île en tahitien. « nui » veut dire grand et « rapa » est une autre île tahitienne. Cependant Rapa Nui n’est pas le nom originel de l’île. Le nom donné par les autochtones est « Te pito o te henua », autrement dit le nombril du monde à cause de son isolation.

Les premiers colons

canoe

Les polynésiens étaient réputés pour être de très bon navigateur capable de "lire" les vagues

Selon une ancienne tradition orale, un vieux roi répondant au nom de Hotu Matu’a à été averti par son Shaman Haou Maka qu’un grand Tsunami menaçait son île. Dans le même rêve, Haou Maka s’est vu révélé l’emplacement de Rapa Nui. Le chef Hotu Matua quitta alors les Marquises et migra avec les siens dans un ou deux grands canoës. Ils apportèrent avec eux poulets, cochons, rats et chiens, bananes, taro, patates douces et cannes à sucre. Il s étaient environ 100 personnes. Aussitôt arrivé, ils commencèrent à couper les grands palmiers pour construire des maisons et des embarcations afin de pouvoir agrémenter leur régime de mets venant de la mer.

Rapa Nui était un paradis, il y régnait un climat doux et ses origines volcaniques en faisait une terre fertile avec de grandes forêts de palmiers. Tout allait bien et ils avaient le temps pour des cérémonies et festins religieux. Leur religion priait aussi bien leurs ancêtres que l’esprit du Dieu Meke Meke. La preuve la plus évidente de leur apogée était ces statues géantes : les Moais…

Des Statues Géantes

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Hoa Hakananai'a Moai du British Museum, réclamé par l'île de Pâques

Un Moai représente le mana d’une tribu. Quand il y avait un conflit et que la classe dirigeante était renversée, tous les Moais étaient renversé de même. Il y avait une sorte de compétition pour faire le Moai le plus grand. Le plus grand des Moais faisait 21m de haut. Entre environ 1100 et 1500 après Jésus Christ, furent érigé 900 Moais ce qui a consommé jusqu’à 25% des ressources de l’île.

Une exploitation intensive des ressources de l’île

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Les Moais étaient directement taillés dans le basalte

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La pierre volcanique de laquelle les Moais étaient extrait n’était pas particulièrement résistante à l’érosion. Aussi la météo et l’air salé du large les font paraître très vieux. Les Moais étaient taillés directement dans la pierre au niveau d’un seul site appelé Rano Raraku avant d’être déplacé pour finition avant dêtre convoyé sur le site approprié 14 km plus loin.

Comment était convoyé ces statues immenses? Il y a eu beaucoup de théories à ce propos mais il semble que les Rapanui (habitants de l’île) construisirent de long rail à partir de bois de construction conduisant aux sites accueillant les cérémonies. Les statues étaient alors placées sur des rondins de bois puis érigé grâce à un système de poulies. Cette logistique a contribué grandement à la déforestation de l’île.

*

Un arrêt soudain

Rapidement après, la construction de statues s’arrêta brusquement. Des centaines de statues non terminées ont été simplement abandonnées dans les carrière avec les instruments qui servaient à sculpter étaient éparpillés tout autour… La majorité des statues étaient encore érigées quand Jacob Roggeveen arrivèrent sur l’île en 1722. Le capitaine Cook lui aussi vît beaucoup de statues quand il accosta en 1774. Mais au milieu du 19e siècle toutes les statues étaient renversées… Pourquoi?

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Certaines statues étaient coiffées d'un énorme bloc de tuf volcanique rouge, pesant plusieurs tonnes : le pukao. On suppose que cette coiffe cylindrique représentait le chignon traditionnel pascuan. D'autant plus que les chefs se teignaient souvent les cheveux en rouge...

Philippe F. NAI

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John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

Toujours dans la volonté de proposer dans angles de vue différent, voire complémentaire aux autres sites traitant d’écologie, voici un éclairage sur un sujet très intéressant et qui mériterait d’être mieux connu. Article proposé par Émilien Sage Vallier.

Perkins

John Perkins est ce que l’on appelle un assassin économique, mercenaire diplomatique qui a pour mission d’asservir tout un peuple au profit d’une grosse société. Son job est simple : négocier avec le pouvoir en place, que ce soit une dictature ou un régime démocratique, et faire des affaires !

Ce processus, qui amène a créer un empire global, suit un processus simple :

  • identifier un pays qui a des ressources.
  • accorder un prêt à ce pays pour l’endetter.
  • négocier un juteux contrat (amasser les ressources du pays) pour éponger la dette.

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Dossier Carbone : A quoi ça sert ? (1e Partie)

Dans ce dossier consacré au carbone, nous allons expliquer des choses toutes simples qui permettront j’espère au lecteur de voir les choses de façon plus clair.

A quoi sert le carbone?

Dans la problématique du changement climatique et de réchauffement de la planète, le carbone et plus précisément le CO2 se trouve souvent incriminé de nombre de conséquences néfastes pour l’environnement. Cependant, il ne faut pas oublier qu’en plus d’être utile, le carbone est indispensable autant au niveau constitution du vivant qu’au niveau processus chimique essentiel à la vie sur terre.

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lesporteursdelanternes.com vous souhaite…

une BONNE ANNEE 2010!!!

Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce site et je vous remercie chaleureusement!

Happy New Year 2010 from Sydney!

Et pour vous la souhaiter, une très belle photo de mes amis Australiens Aris et Ressy! Ils sont pleins de talent, je vous invite à voir leur travail sur leur page flikr http://www.flickr.com/photos/aris-ressy/ n’hésitez pas à leur laisser des commentaires, ça leur fera plaisir! Il s’agit du feux d’artifice qui a eu lieu à Sydney pour le passage à l’an 2010!

Bon, c’est l’heure des résolutions selon la tradition…

Mais vous et moi savons qu’il n’y a pas besoin d’attendre une nouvelle page pour écrire notre histoire. Alors gardons en main notre feuille de papier, n’en faisons pas une boulette pour la jeter à la poubelle. Si besoin utilisons un crayon d’une autre couleur ; notre livre compte un nombre de pages limité et les plus belles histoires sont faites de ratures.

lesporteursdelanternes.com a choisi sa politique pour cette nouvelle année et ce sera :

AGIR

Plus que jamais l’heure est à l’action ou il ne nous restera que des mots/maux.

P F. NAI

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HOME : un Berceau, une Maison

Grèce : à l’Acropole

Le mot Ecologie vient du grec « oikos », qui veut dire maison et « logos » qui veux dire science, discours. Maison, l’humanité a une seule maison, la Terre.

Pourquoi cette maison est précieuse?

Parce qu’à l’intérieur, nous pouvons faire plein de choses, il y a plein d’activités. Ces activités économiques, écologiques, culturelles (comme le voyage) reposent sur biodiversité : la diversité du vivant et des écosystèmes. Gardons cette conscience qu’une fois une espèce disparaît de cette maison, elle est perdu une fois pour toute.

L’uniformité c’est la mort, la diversité c’est la vie. Bakounine

La nature rend des services écosystémiques : les écosystèmes naturels, les plantes et les animaux qu’ils renferment, fournissent à l’être humain des services qu’il serait très difficile de reproduire : la nourriture, la régulation du climat, la purification de l’eau mais aussi et ne l’oublions pas des services culturels.

Car avant de parler de biodiversité, il est important de réaliser l’importance de la diversité :

mon histoire est différente de la votre, quelqu’un d’autre que moi écrirait un autre article que celui ci ou de manière différente ; les histoires que l’on raconte à nos enfants le soir pour qu’ils s’endorment sont issus sur l’imagination, les croyances, les mythes et légendes de cultures diverses. Et ces cultures ne sont différentes que parce qu’elles sont nées d’environnements divers. C’est ça la richesse de notre planète.

Marché de Ljubljana

Imaginez qu’il n’y ai plus cette diversité, qu’en voyageant vous ne trouviez que ce que vous trouvez à deux pas de chez vous, le même fast food, le même magasin de vêtements, les mêmes paysages ; à quoi cela servirait il de voyager? Je me demande souvent comment c’était de voyager il y a 40 ans, sans internet, sans portable avec juste son sac sur le dos, obliger de s’ouvrir aux autres, discuter des nuits entières, changer ses habitudes, aller là où nulle caméra est allée ; dans des pays ayant chacun véritablement leur identité…

Chose qui disparaît petit à petit avec une tendance à l’uniformisation des cultures et des modes de pensée. Plus on plonge profondément dans l’Histoire au contraire, plus on trouve de civilisations différentes, avec leur culture, leurs architectures, leur perception du monde qui aujourd’hui se sont inscrits dans le patrimoine de l’humanité. De cette richesse, un foisonnement d’idées, d’inventions, de couleur, de musique, de traditions, de tenues vestimentaires, de cuisines! Justement, que serait le voyage, si l’on devait manger la même chose partout au quatre coins du monde?

Revenons à l’écologie :

Ecolo? non honnêtement je ne vois pas ce que cela veut dire. On parle d’écogestes, gestes verts, d’écocitoyens ; cela veut-il dire que le citoyen par définition n’est pas soucieux de l’environnement, qu’un geste est pollueur?

Il faudra beaucoup d’audace, DE REBELLION et de ténacité pour faire avancer les choses.

P. F. NAI

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