Archive pour la catégorie ‘Live Sénégal’

Chapitre 30 : Les oiseaux cerf-volant

Au Sénégal j’ai retrouvé

Au Sénégal ma liberté.

Il neige à Paris mais pas très loin sur un continent voisin, le soleil respire la générosité. Les nuages sont rares, tous les matins, les rayons du soleil traversent les volets de notre fenêtre pour nous annoncer une belle journée.

Plus je vis ici et plus je pense que le climat actuel est à l’image de sa population: agréable, doux et chaud. Même si les moustiques sont nombreux et très voraces surtout le soir, l’après midi, ils nous laissent tranquille. Durant ce moment de la journée je peux baisser ma garde et vivre au mieux la journée.

Et dans ce ciel plus bleu que bleu, je vois passer des oiseaux. Au début, je n’y prêtais pas attention mais au fur et à mesure, au lieu de les voir, je me suis mis à les contempler puis à les admirer. Des oiseaux de toutes sortes, aigles, éperviers, oiseaux tropicaux qui volaient très haut dans le ciel et parfois très près de nous. Ils n’avaient pas besoin de battre des ailes pour voler et jouaient avec le vent comme des oiseaux cerf-volants. Plus d’efforts à fournir, les oiseaux ne faisaient plus qu’un avec le vent et voguaient là où ils le désiraient.

Je venais de découvrir la véritable définition du mot harmonie.

Robert NAI

CHAPITRE 29: ONE OF US RIDING NOWHERE

Retour en France

Me voilà, seul dans l’avion, après 3 mois sur les terres de la Teranga. Seul à contempler Dakar vu du ciel, vision quelque peu gâchée par l’aile de l’avion, seul à s’apercevoir que la lumière est encore loin d’envahir tous les recoins, mais aussi seul à devoir partager 3 sièges, juste assez de places pour pouvoir s’allonger et s’endormir, ma dernière nuit au Sénégal, qui ne sera pas la moins reposante. Une petite escale à Madrid, à moins de 500km de l’Afrique, me force déjà à supporter le froid européen. L’atterissage à Paris 2 heures plus tard se fera sans encombre, après avoir traversé 3 couches de nuages ne donnant aucune chance aux rayons solaires de pouvoir illuminer les visages figés par le froid. Le froid automnale, souvent accompagné de pluies, n’est pas tout. La Casamance offrait une nature verdoyante, encore très présente et diversifiée, mais en sursis si on ne fait rien pour empêcher la déforestation et l’avancée du désert. Mais ce n’est pas à cela que j’ai pensé en arrivant. Simplement au contraste saisissant entre ce vert casamançais et cette nature dépérrissante que je retrouve à la plus mauvaise des saisons, où les feuilles tombent jour après jour et où les jours raccourcissent de minutes en minutes.

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Chapitre 28 : Retour à l'école

Direction Mboro

Retour à l’école

Arrivés à Mboro, nous rencontrons Pierre Khar Tine, le directeur de l’école Notre Dame. Notre but? toujours le même, parler d’écologie, de culture et aller toujours plus loin dans notre recherche de vérité afin de montrer un nouveau visage de l’Afrique. Monsieur Khar Tine nous a très chaleureusement accueilli dans son bureau où je lui ai fais part de notre projet et de la raison de notre venu à Notre Dame.

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Chapitre 27 : Les Amis de la Nature (Sénégal)

Siège de l’ASAN

L’Association sénégalaise des Amis de la Nature

Faire aimer la nature

Après le départ d’Emilien, nous avons pris la direction de petit Mbao pour rendre visite aux Amis de la Nature. L’ASAN, l’association sénégalaise des Amis de la Nature est la plus ancienne association écologiste du Sénégal. Fondé en 1983, elle a pour but « d’aimer, de faire aimer et de protéger la nature ». Parmi les pères fondateurs, Alioune Diagne Mbor, le seul survivant actif continue d’exercer la présidence du haut de ses 84 ans. L’ancien ministre et président de l’assemblée nationale nous a d’ailleurs reçu chez lui pour nous présenter l’association. Ainsi, il nous dit que les Amis de la Nature regroupe avant tout des hommes et des femmes de bonne volonté.

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Chapitre 26 : It ain't over till it's over

Après une semaine à Dakar, Emilien est reparti en France avec nos précieuses bandes. Le raccompagner vers l’aéroport fut un curieux exercice car il fallait se remémorer que trois mois plus tôt nous faisons la même route dans l’autre sens…

De pleins pieds

C’était par un jeudi nuageux que nous sommes arrivé au Sénégal, il avait fortement plu la veille et le temps était lourd. A la sortie de l’aéroport des taxis agglutinés accueillaient ou plutôt réceptionnaient les voyageurs grouillant sur le béton recouvert de boue. Nous étions très peu de toubabs (personne à la peau claire), quasiment les seuls.

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