Chapitre 2

Chapitre 2

« The other side of the mirror »


« You can never get enough of what you don’t really want »

Eric Hoffer

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Nous sommes en vadrouille depuis une semaine. Londres la gigantesque, Anvers qui a fait feu sur ma rétine de mille carats, ne laissent pas en moi des souvenirs impérissables. J’ai bien écrit un mot sur le mur d’Abbeyroad, ait été en présence d’un diamant de 150000€, rien n’y fait. Rien n’égale l’intensité d’une belle rencontre : à Londres, ce gentleman qui s’est proposé de nous aider, nous voyant désorienté, un autre businessman très courtois qui nous indiquait la route de notre hôtel, c’était l’Angleterre. Au détour d’une rue de Bruxelles, un troubadour qui me joua Mister Tambourine man s’avérait être un Anglais expatrié auquel je filerais mes derniers pounds. Plutard, il y aura Germain et Manouche le poète à la communauté de Pau.

Anvers – BELGIQUE : je saisi un peu plus l’envers du décor, ou devrais-je dire, de l’objectif : d’un côté mon binôme et le caméraman, de l’autre les intervenants, matière écologique du programme. Je prends mes distances, ce qui me permet de réfléchir à plein temps sur chacun des sujets. Je me rends compte que le petit monde de la télévision a ses codes, ses raccourcis, ses automatismes, ses jugements. Petit à petit j’apprends que nourrir la caméra est un exercice particulier, deux mondes parallèles sont font face. Point de passage? Le bouton « REC ».

Pau – FRANCE : Je passe le bonjour à Claire qui m’a fait connaître la communauté Emmaüs de Pau et espère que nous saurons les présenter au mieux. Chez Emmaüs justement nous avons vu dans les dépôts des tonnes de vêtements, dont certains sont quasi neufs. Que nous manque-t’il pour qu’on ait à consommer tellement?

J’espère que bien qu’on fasse aujourd’hui des écrans plasma de la taille d’une fenêtre on puisse encore regarder de belles choses en vraies. Stéphane Basset le présentateur a dit : « soyez nos yeux, nos oreilles… », très bien, alors je vous laisserai le soin d’être votre propre tête.

ALLEMAGNE – Aujourd’hui j’observais ces paysages verts et ouverts qui défilaient devant mes yeux dans le train vers Offenburg en Allemagne. Au dessus, la grande voute : un ciel où prenait place un simple couché de soleil et une montgolfière pour nous accueillir. Je me disais tout simplement que c’était beau et que pour préserver de tels paysages, je changerai quelques comportements que j’ai.

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