Chapitre 3

Chapitre 3

« Ich bin ein Report-terre »


Freiburg – ALLEMAGNE :Arrivée de nuit à Freiburg,  le clocher jouxtant notre petite chambre sonne 2h du mat : j’ai besoin de m’éclipser, ce sera plus reposant que de dormir…

2h, les rues de Freiburg sont assez vides, quelques notes de guitare résonnent, un troubadour assis entre 2 bougies vacillantes gratouille sur sa classique devant un resto, de ci de là des jeunes qui sortent de boîte, pas le temps de leur parler à cette heure où les lumières des enseignes se reflètent sur les rails du tramway, l’atmosphère calme, l’air est bon pour la première fois depuis le départ.

Au bout du fil, les violettes avec lesquels j’aurais partagé toute l’aventure, très différentes l’une de l’autre qui m’ont apportée une vision en ultra violet de cette aventure. J’apprécie ce petit moment où je peux respirer un peu seul ; ça dure 30 minutes.

Jolie ville Freiburg. Beaucoup de vélos, pas des vélos garés mais des vélos en mouvement, transportant, une, deux personnes, un bébé. Des vélos de toutes les couleurs, certain avec une petite remorque transportant bric à brac de toute sorte. Avant l’Allemagne nous avions fait Londres, Anvers, Pau et plus nous avancions plus l’air était pur.

Le lendemain, nous avons rencontré notre expert en environnement Ulrich au stade de Schönau. Initialement nous ne devions y faire qu’un tour rapide pour jeter un oeil au panneau solaire. Au final, changement de plan, être reporter de terrain c’est aussi s’adapter.

Quoi de mieux en effet, qu’un toit solaire pour expliquer le rayonnement des rebelles de schönau ? Ulrich nous expliquera, de ce point surplombant Freiburg et donnant sur de nombreuses installations vertes, l’impact qu’a eu une poignée de parents soucieux de l’avenir de leurs enfants après la catastrophe de Tchernobyl. Plus tard s’en suit une petite ballade au seepark. Ulrich me semble espiègle comme un écolier mais en même temps très avisé et généreux. Quand je lui demandais ce qu’il pensait de la situation par rapport à l’environnement, il prit un ton grave puis accompagné d’un sourire ; il me dit qu’il faut garder espoir.

J’essaye de satisfaire au mieux la caméra, je m’aperçois que c’est tout un travail de parler devant. C’est moins naturel que je le pensais, à vrai dire, c’est tout un art.

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