Chapitre 8

Chapitre 8

« The last Waltz »


« Think globally, act locally » René Jules Dubos.

Torino – ITALIA : Ces derniers jours, nous errons dans les grandes rue de Turin, ville industrielle .Des balcons qui changent de visage à mesure que le soleil avance, des marchandes de glace à tous les coins de rue ( melon, tiramisu, crema di latte, torino crema, etc. – Impossible de ne pas fondre) des gaillards au col levé, des minettes à talons aiguilles, des places gigantesques, des arcades hautes de 5 m qui surplombent le commerce locale : Fnac, HM, Zara et plein d’autres enseignes « typiquement italiennes » (sic), un accordéoniste, des parfums de pizza et de risotto, le chant de la langue italienne, la police qui roule en Alpha Roméo, des Vespa de toutes les couleurs qui résonnent au loin et puis des soldats.

En effet, c’est jour de fête de la république et nous croisons des militaires en grande pompe. Le soir, c’est spaghetti et ravioli quand sous le ciel sonne l’orchestre symphonique qui enveloppe Turin de son ambiance féérique. Ah! la cuisine italienne, bien servi par notre ami Sergio : si Bernardo de zorro devait avoir une voix, ce serait lui. Nous mangeons à une cantine dont le chef est la version Italienne de Dick Rivers. J’avais demandé le plat le plus conséquent qu’il avait et il m’ont sorti la plus grosse entrecôte que j’ai vu de toute ma vie, un truc du genre comme si j’étais arrivé à Viandeville. Au final 1 kg de viande de veau nécessite de rejeter dans l’atmosphère 5kg de carbone, c’est énorme surtout quand on ne finit pas son assiette. Dans la nuit suspendues aux immenses arcades des enseignes lumineuses énormes, la « STAMPA » journal national dont il manque le « M », Martini dont il manque le « R » et bien d’autres…

Le ton a changé, place à la flexibilité, nous sommes allés à l’office de tourisme pour voir si Turin manifestait un intérêt pour l’écologie et le développement durable. Elena et Sabrina furent nos éclaireuses de choc nous ont aiguillonnées vers le musée de l’écologie, le seul en Europe, un lieu pédagogique pour initier les plus jeunes à travers 1000 animations. Le directeur Carlo Digiacomi est quelque part un gamin passionné, le regard espiègle, il s’amusait comme un gosse sur les animations aussi diverses que les panneaux solaires, l’énergie hydraulique, le traitement des déchets etc…

Plutard, tentative de troubadisme dans l’artère commerciale, sans succès, pas évident d’attirer du monde en 1 chanson, et puis je n’étais pas bon : quand on le sent pas, on le sent pas, pas grave, ce n’est pas la première, ce n’est pas la dernière. Ce que j’ai appris en musique c’est que le timing est important. En tout cas différence entre le caméraman et le chanteur : le chanteur doit terminer sa chanson, même quand c’est mauvais. Mr Tambourine…où le défi de chaque instant d’étendre une ambiance insouciante dans un monde stressé.

Act Locally : Le temps passe, je pense à Angela, véritable mama italienne avec un caractère trempé dans du lait bio. Un vrai personnage comme on les aime, chaleureux et passionné. Le truc c’est qu’une fois parti, pas moyen d’arrêter cette super nana qui rendrait fou les meilleurs commentateurs de course de chevaux.

Bientôt la fin, bientôt les retrouvailles et les au revoirs…

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