Chapitre X

Chapitre X

« Fin? »

« Something is happening but you don’t know what it is… Do you? Mister Jones? » B. Dylan

7 juin 2009. Retour à Paris au QG. Tout prend son sens, tout se relativise…

Au début de l’aventure j’espérais montrer l’écologie sous une couleur humaine, réduire la déconnexion de l’homme avec la nature mais au fil du voyage, j’ai découvert autre chose, ce qui me renvoie à ce que m’a dit un ami que je salue, il m’a dit quelque chose que j’aimerai partager avec tous, j’espère qu’il me comprendra :

 » je te rejoins quand tu dis que tu souhaites réduire la déconnexion de l’homme avec la nature. Mais j’y ajoute quelque chose qui me parait essentiel : réduire la déconnexion des gens entre eux. Notre époque à soif d’Amour au sens vrai du terme, de respect les uns des autres, d’échanges sans jugement des personnes (ce qui ne veut pas dire ne pas « juger » certains comportements ») et il faut veiller à ce que l’écologie ne monte pas les gens les uns contre les autres, mais les amènent ensemble à se serrer les coudes et à s’entraider, voir simplement (et c’est énorme) à comprendre l’autre, même quand il agit à l’opposé de nos principes. »

Cela demande beaucoup d’effort et de patience. Et ce n’est pas facile, les gens sont tellement prompt à juger, à coller des étiquettes. Souvent on m’a dit « Pour parler à la caméra, c’est un déclic qu’il faut avoir », et bien je pense que pour l’écologie et plus globalement la prise de conscience de l’environnement, c’est la même chose.

J’espère qu’il restera des choses de notre périple dans les montages définitifs, une fois que l’œil de la caméra se sera détourné du green. Car il se passe quelque chose, une prise de conscience de plus en plus grande de notre place et de notre rôle sur cette planète, en témoigne les européennes… La révolution verte vient d’en bas, j’en suis convaincu, et elle viendra de la jeunesse.

Regardez, une émission a fait le pari fou de laisser des jeunes mener la barque (ça a tangué et y a eu de l’orage) et, vous avez vu ce qu’on est capable de faire? Si on ne l’avait pas fait, d’autres l’auraient fait. Partout il y a des jeunes, plein de talent qui ne demandent qu’une chose, qu’on leur laisse une chance de s’exprimer.

J’espère en tout cas que l’on comprendra que l’écologie n’est pas un thème parmi d’autre, ou le carburant du journalisme, de la politique ou de telle ou telle émission, le tremplin de je-ne-sais-qui mais une dimension, qui nous concerne tous, tout le temps.

Au final, qu’est ce que j’ai appris?

Qu’il me reste encore beaucoup à apprendre.

Philippe F. NAI