Articles avec le tag ‘Partage’

Le cercle des passeurs de livre

01-Livre_sur_un_banc

Credit photo : Olivier thereau

On parle souvent de partage sur ce site. Aujourd’hui je vous propose de passer à l’action. L’initiative que j’aimerais vous présenter aujourd’hui s’inscrit une fois de plus dans la volonté de présenter quelque chose de différent. Il s’agit de passe-livre.

Pitch

passe-livre

PASSE-LIVRE : QU’EST-CE QUE C’EST ?

ABANDONNER dans un lieu donné un livre qu’on a aimé en attendant qu’un autre l’emporte et le lise, puis le transmette à son tour de la même manière, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’ouvrage tombe en poussière : tel est le principe du « passe-livre ».

C’est un jeu au quel les lecteurs peuvent jouer avec les livres. Il a été inventé en Amérique par Ron Hornbaker sous le nom de bookcrossing et on estime qu’il y a chaque jour 500 nouveaux lecteurs qui commencent à le pratiquer, dans le monde. Presque 200.000 joueurs par an !
C’est pour cela que l’on trouve de plus en plus de livres dans des endroits étranges qui sont des totems pour le passeur de livre : sur le siège d’un autobus, sur un banc public, sur la table d’un bar, un congelateur de grande surface…

Chaque ouvrage qui porte l’étiquette du passe-livre est déposé en un lieu signalé sur ce site Internet. Cet endroit est parfois choisi en relation avec le titre ou l’intrigue.

Attention !

Ce ne sont pas des livres abandonnés ou perdus. Ce sont des livres “libérés”.
Le nom Passe-Livre. Le cercle invisible des lecteurs a été inventé par la librairie Leggere per, qui a apporté de nouvelles idées à l’idée originale du jeu.

A vous de jouer !

HOME : un Berceau, une Maison

Grèce : à l’Acropole

Le mot Ecologie vient du grec « oikos », qui veut dire maison et « logos » qui veux dire science, discours. Maison, l’humanité a une seule maison, la Terre.

Pourquoi cette maison est précieuse?

Parce qu’à l’intérieur, nous pouvons faire plein de choses, il y a plein d’activités. Ces activités économiques, écologiques, culturelles (comme le voyage) reposent sur biodiversité : la diversité du vivant et des écosystèmes. Gardons cette conscience qu’une fois une espèce disparaît de cette maison, elle est perdu une fois pour toute.

L’uniformité c’est la mort, la diversité c’est la vie. Bakounine

La nature rend des services écosystémiques : les écosystèmes naturels, les plantes et les animaux qu’ils renferment, fournissent à l’être humain des services qu’il serait très difficile de reproduire : la nourriture, la régulation du climat, la purification de l’eau mais aussi et ne l’oublions pas des services culturels.

Car avant de parler de biodiversité, il est important de réaliser l’importance de la diversité :

mon histoire est différente de la votre, quelqu’un d’autre que moi écrirait un autre article que celui ci ou de manière différente ; les histoires que l’on raconte à nos enfants le soir pour qu’ils s’endorment sont issus sur l’imagination, les croyances, les mythes et légendes de cultures diverses. Et ces cultures ne sont différentes que parce qu’elles sont nées d’environnements divers. C’est ça la richesse de notre planète.

Marché de Ljubljana

Imaginez qu’il n’y ai plus cette diversité, qu’en voyageant vous ne trouviez que ce que vous trouvez à deux pas de chez vous, le même fast food, le même magasin de vêtements, les mêmes paysages ; à quoi cela servirait il de voyager? Je me demande souvent comment c’était de voyager il y a 40 ans, sans internet, sans portable avec juste son sac sur le dos, obliger de s’ouvrir aux autres, discuter des nuits entières, changer ses habitudes, aller là où nulle caméra est allée ; dans des pays ayant chacun véritablement leur identité…

Chose qui disparaît petit à petit avec une tendance à l’uniformisation des cultures et des modes de pensée. Plus on plonge profondément dans l’Histoire au contraire, plus on trouve de civilisations différentes, avec leur culture, leurs architectures, leur perception du monde qui aujourd’hui se sont inscrits dans le patrimoine de l’humanité. De cette richesse, un foisonnement d’idées, d’inventions, de couleur, de musique, de traditions, de tenues vestimentaires, de cuisines! Justement, que serait le voyage, si l’on devait manger la même chose partout au quatre coins du monde?

Revenons à l’écologie :

Ecolo? non honnêtement je ne vois pas ce que cela veut dire. On parle d’écogestes, gestes verts, d’écocitoyens ; cela veut-il dire que le citoyen par définition n’est pas soucieux de l’environnement, qu’un geste est pollueur?

Il faudra beaucoup d’audace, DE REBELLION et de ténacité pour faire avancer les choses.

P. F. NAI

Vous êtes Wwoof?

 

Le wwoof qu’est ce que c’est?

Wwoof veut dire World Wide Opportunities on Organic Farms. On peut dire wwoof ou wwoofing, cela reste un réseau mondial auquel on s’inscrit pour avoir une liste de fermes, biologiques à la base. Le principe est de travailler dans une de ces fermes et en échange on est nourri et logé.

Une expérience…

L’expérience wwoof est avant tout une expérience où les notions d’échanges et de partage sont vraiment très centrales. Pour notre part, nous avons été accueillis chaleureusement par Sandy, le chef de la famille Zarek qui nous recevait en Slovénie. Je commençais à rouiller et un peu d’exercice physique allait me faire le plus grand bien. Et là du coup, on s’est reconnecté avec la nature : se lever avec le soleil, vivre avec les vivants, dormir avec les dormants dans la forêt de Slovénie, se reposer un peu l’esprit… Mon programme : charger la remorque, décharger la remorque près des cultures, couper l’herbe pour faire du foin, couper du bois pour le feu.

Un échange et une reconnexion avec la nature

L’agriculture biologique requiert beaucoup de travail comme l’arrachage des mauvaises herbes, indispensable quand on se passe d’herbicides. Mais ce que le wwoof permet surtout, c’est de transformer ce travail en échange humain. Pendant que je coupais l’herbe ou que je chargeais la remorque, Sandy était toujours là, prêt à me montrer comment faire, mais aussi à discuter. Cependant discuter pendant qu’on effectue la même tâche, c’est différent et puis, le travail manuel repose l’esprit, on vit alors au rythme de nos mains, de nos jambes et rien d’autre.

Imaginer l’avenir en s’inspirant du le passé

L’écologie n’était pas un retour en arrière.  Le wwoof ou le volontariat, nous ramène à des notions d’hospitalité, de partage, des valeurs en somme très anciennes. L’éco-construction renoue avec certaine des méthodes de conservation de la chaleur datant de l’antiquité : les grecs construisaient des maisons dont les murs épais enduit de chaux garantissait une température idéale toute l’année. La biodiversité, elle, est un patrimoine, un héritage très ancien…

Pour envisager l’avenir il faut se connecter au passé.

Progrès et bonheur

L’homme a inventé plein d’outils permettant de lui faciliter la vie. Pourtant aujourd’hui, beaucoup d’entre nous ont à peine le temps de vivre. L’économie nous a t’elle réduit à des forçats du travail, des forçats de la consommation? L’écologie en tout cas, par définition est lié au rythme et au fonctionnement de la nature, pas de négociation possible.

Revenons au bio, qu’en penser?

Je ne pourrais jamais dire à quelqu’un de consommer bio. Tout simplement parce que c’est cher. Hier, j’étais à la caisse d’une grande surface et un couple de retraités étonné du prix d’un concombre bio (1€), ont décidé de sans passer : le fait qu’il soit bio ne les a pas assez convaincu, pour 1€ on peut avoir 3 concombres issus de l’agriculture conventionnelle! En outre les légumes parce qu’ils sont bio n’ont pas forcément un meilleur goût.

Le prix, ne réserverait t’il pas le bio à une certaine classe de la population?

Pas forcément, c’est aussi une question de choix de vie. Mais si c’était le cas, il est à noté que ce sont toujours les classes les plus élevées qui dessinent les standards de société de demain. Alors espérons que petit à petit, le bio soit plus abordable.

Alors où est le bénéfice?

Il est de réduire notre empreinte sur l’environnement et sur nous même. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès (1989). Sans aller jusque là, il est légitime de se demander quel impact peut avoir sur notre santé la consommation à long terme, d’aliments exposés aux herbicides, aux pesticides. Surtout que du point de vue de la biodiversité ce sont surtout les espèces en sommets de chaîne qui sont touchées.

Il y a une réelle nécessité de développer une agriculture moins intensive et plus écologiquement productive.

L’érosion des sols de culture

Un autre problème, peu connu et sur lequel j’ai travaillé à l’INRA est l’érosion des sols. Peu connu car cela sort des clichés sur l’écologie. Voir le dossier sur l’érosion des sols.

Pour en savoir plus :

Le site officiel du Wwoof

Le site officiel du Wwoof

capture wwoof france

Wwoof France

Philippe F. NAI

Lire la suite de cette entrée »